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COP21 : l’autre défi.

27 novembre 2015 Aucun commentaire

La COP21 s’ouvre à Paris. Ce sera un événement important. Le défi est bien sûr environnemental, mais il est aussi politique.

Selon l’ONU, le réchauffement climatique va entrainer d’importants bouleversements dans les pays les plus pauvres et cela causera plus de 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050.

Un défi majeur

Or quand on constate que l’accueil de milliers de réfugiés syriens est déjà très compliqué politiquement et économiquement, comment va t-on pouvoir gérer l’accueil de plusieurs millions de réfugiés venus des pays du Sud ? Aujourd’hui la situation est difficile et, si nous ne faisons rien, elle sera intenable.

Alors certes, nous pouvons considérer que ce problème n’est pas immédiat, que 2050 c’est loin et que d’autres difficultés appellent à une réponse immédiate. C’est vrai. Nous pouvons aussi considérer qu’il suffira de fermer nos frontières, si cela s’impose, ou de construire un mur, comme le suggère un candidat à la Maison Blanche. Un mur, le long des côtes et des fleuves, sur les plages et les massifs montagneux. Et il faudrait aussi des garde-côtes, des barbelés, des miradors. Cela aurait un coût. Et cela ne serait pas la France. 

Être un responsable politique

Être un responsable politique, ce n’est pas se préoccuper d’aujourd’hui comme si demain n’existait pas. Ce n’est pas non plus donner l’illusion que des réponses simplistes peuvent résoudre des difficultés complexes. Être un responsable politique, c’est penser que le plus efficace, ce n’est pas de trouver des solutions à un problème mais d’éviter qu’un problème apparaisse.  Et si nous aidons les pays pauvres à faire face aux conséquences des changements climatiques dès aujourd’hui, nous pouvons éviter l’une des difficultés les plus importantes de ce siècle.

D’autant que moralement, les pays en développement sont victimes d’une double peine. Ils ne contribuent pas beaucoup au réchauffement climatique, mais ils sont les premiers à souffrir de ses conséquences : l’élévation du niveau de la mer, l’extension des zones désertiques, des difficultés croissantes d’accès à l’eau, et l’augmentation du nombre de tempêtes et d’ouragans.

Doter le Fonds Vert de moyens à la hauteur des enjeux

C’est pourquoi, dans le cadre de mon travail à la commission des finances, j’ai analysé l’aide publique française au développement (APD) consacrée au climat, proposant des stratégies et des mesures visant à réduire les effets du changement climatique dans les pays du Sud. 

La COP21 s’ouvre à Paris, et l’un des points les plus important de sommet est le financement du « Fonds vert » pour le climat. Depuis sa création en 2009, le Fonds manque cruellement de contributions financières. Au Sénat, nous avons préconisé d’établir une ressource spécifique en proposant de taxer le carburant des secteurs aériens et maritimes.

Il s’agit surtout de nouveaux moyens permettant d’éviter que la crise des migrants que nous vivons actuellement ne soit pas un simple aperçu de ce qui nous attend demain.

Je propose d’agir, en personne responsable. Je propose d’agir, car il est encore temps.

 

La synthèse du rapport parlementaire

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Les articles de presse

(cliquez pour consulter)

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